Christophe Marchalot et Félicia Fortuna, artistes plasticiens, travaillent ensemble depuis 2008.
Leurs projets d'installations/jardins pérennes ou éphémères, sont conçus comme des fenêtres ouvertes sur la singularité d'une vision, sur un univers médité, sensible et poétique dans lequel matérialité organique (plante réelle ou fabriquée) et abstraction se confondent.
Ils travaillent sur ce passage du rapport image/cadre comme vision jusqu'à la construction d'une réalité tangible et offerte. La récurrence du thème de l'eau, du miroir d'eau, du reflet, de l'objet miroir, participe de cette fascination pour le regard, de ce passage ténu qui sépare et/ou confond l'image avec la réalité et de la reproduction/transformation de la réalité dans son reflet.
La profonde cohésion entre le fond et la forme, matéralisée par l'utilisation de multiples médiums, fait vibrer leur capacité à rendre caduques les catégories, classements et distinctions qui hiérarchisent et enferment les différentes inspirations et expressions artistiques.
Se dirigeant de plus en plus vers la création qui surgit de cette porosité des frontières, ils ont dernièrement surpris avec "Le bain" un projet qui explore le médium tapisserie au carrefour entre sculpture, installation et métier d'art.


 



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Tissage - Le bain Trilogie 79% - Volet 1 : Le bain Trilogie 79 % - volet 1 :Le bain


Trilogie 79 %


La trilogie 79%
(% d’eau dans le sang) explore de manière innovante au détour de ces 3 installations (Le bain, Le puits, La source) les possibilités de la tapisserie/art tissé comme matière à sculpter en se focalisant sur la thématique de l’eau . Chaque volet se voit associer un personnage ou animal « témoin », sous la forme d’une sculpture/vestige imbriquant  parallèlement la « sculpture tapisserie » à une recherche sur les nouvelles technologies de fabrication numérique de modèle 3D et ainsi de prolonger le dialogue entre réalité et fiction, animé et inanimé, mort et vif, mémoire et contemporanéité qui fait écho (ou miroir) à la volonté de résurgence, sous une forme inattendue, du medium tapisserie tant qu’à la thématique des enjeux complexes et  inquiétants de l’eau, du vivant.

Le premier volet  Le bain est réalisé par la Cité Internationale de la tapisserie  et de l’art tissé (sans le personnage/sculpture de l’installation) pour le fonds de créations contemporaines du musée d’Aubusson (été 2020)